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Selon une nouvelle étude émise par des experts climatologues danois dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, les États-Unis sont trois fois plus victimes d’ouragans destructeurs qu’il y a un siècle. 

 

Pour cette étude, les chercheurs ont examiné 247 ouragans qui ont eu lieu depuis 1900 et sur ceux-ci 10% des plus importants phénomènes (ouragan couvrant une superficie de destruction totale supérieure à 1200 kilomètres carrés) sont 3,3 fois plus fréquents. «Ce sont les ouragans les plus dommageables qui connaissent la plus forte croissance», explique, Aslak Grinsted, climatologue à l’Université de Copenhague. De plus, sur les 20 tempêtes ayant les plus grandes surfaces de destruction totale depuis 1900, 8 ont eu lieu durant les 16 dernières années. Deux tempêtes se démarquent particulièrement, soit l’ouragan Harvey (2017) avec une zone de destruction totale de 11 835 kilomètres carrés et l’ouragan Katrina (2005) avec une zone de 7621 kilomètres carrés. La moyenne étant de 411 kilomètres carrés, Harvey était 30 fois plus grand. 

 

Pourquoi cette grande augmentation?

Plusieurs chercheurs ont démontré que les changements climatiques peuvent avoir une grande influence sur l’amplitude et la fréquence des événements météorologiques extrêmes. En effet, l’augmentation de la température terrestre et des étendues d’eau causé par l’activité humaine a un impact direct sur ces phénomènes.